LES THÉMATIQUES DE L’ENQUÊTE

Rédigé le 31/08/2021
ALAIN LEOBON


Le Net Gay Baromètre s’est enrichi au fil de ses éditions (possédant aujourd’hui 17 thématiques sur 80 écrans et, par la qualité de son échantillon, l’enquête est reconnue, en France et au Québec, comme l'étude la plus exhaustive  sur les modes de vie et la santé des HSH. 

L’originalité de ce travail est donc d’avoir construit un outil  d’acquisition et de transfert de données probantes sur les minorités sexuelles et de genre, permettant, au regard des participant·es, 1) d’amener une meilleure compréhension de leurs modes de vie, sexualités, comportements sexuels à risque, problématiques de santé, sentiments de discriminations vécues de manière additive ou intersectionnelle ; 2) de documenter, par contraste d’une édition à l’autre, l’évolution dans le temps des sujets abordés ; 3) de dégager des pistes d’intervention adaptées aux besoins des populations questionnées en matière de santé (physique, psychologique, sociale et sexuelle) ; 4) de transférer ces connaissances aux intervenants et organismes œuvrant dans le domaine de la prévention du VIH/SIDA], du VHC et des toxicomanies (plus particulièrement en termes de réduction des risques comportementaux et de prévention biomédicale) ; et 5) de réduire les inégalités auxquelles font face ces communautés ou sous-populations en matière d’accès aux différents services de santé (physique, psychologique, sociale et sexuelle).

Les éditions en cours 
La dernière édition française du Net Gay Baromètre (2018) a fait l’objet d’une analyse statistique préliminaire, présentée en annexe. Succédant à cette édition, une nouvelle mouture  LGBTQI du Baromètre fut travaillée entre décembre 2018 et juin 2020, suivant un long processus de consultation d’allié·es visant à rendre compte, sans préjudice, de la réalité des personnes de diversité sexuelle et de genre, tout en tenant compte des possibles impact de la COVID-19 dans nos communautés.

Les dernières édition furent  considérablement enrichie et plus inclusive
Les éditions 2021 « LGBTQI » du Net Gay Baromètre, furent donc revisitées et s’adresse désormais aux hommes cis ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes cis ou trans, aux personnes trans, non binaires ou intersexuées, mais aussi aux femmes cis ayant des relations sexuelles avec d’autres femmes (cis ou trans).
Les Net LGBTQI Baromètres français belges et québécois permettent donc aux répondant·es de rapporter leurs expériences sur : 1) leurs usages de la toile et des réseaux sociaux à des fins de rencontres, 2) le développement ou maintien de relations sociales, affectives ou sexuelles avec des partenaires rencontrés (ou non) sur Internet, que ces partenaires soient a) de couple, b) occasionnels (féminins et/ou masculins) ou c) dans le cadre du travail du sexe, 3) le dévoilement de leur orientation sexuelle aux proches, aux ami·es, en particulier sur les réseaux sociaux, 4) l’appartenance à des minorités visibles, 5) leur vie de couple incluant les relations polyamoureuses, 6) les relations développées avec des partenaires occasionnels, 7) les pratiques sexuelles et les comportements sexuels à risque avec des partenaires occasionnels, 8) les contextes de développement d’une sexualité « bareback », 9) la consommation de substances psychoactives, 10) l’engagement dans des relations sexuelles tarifées, 11) les tests de dépistage du VIH et VHC, le suivi et l’allègement des traitements, 12) la réduction des risques, la connaissance et l’appropriation de la prévention diversifiée, 13) les IST contractées dans les 12 derniers mois, 14) la santé psychologique, interpersonnelle et sociale, abordée notamment à travers a) l’image corporelle, b) la prise de risque dans la vie en général, c) le sentiment de discrimination ou la perception d’attitudes négatives face à son orientation sexuelle/au genre/au statut sérologique (VIH)/aux origines ethnoculturelles/à l’apparence dont le surpoids/à l’âge/à la classe sociale, mais aussi à la religion ou à ses croyances, en regardant les espaces où ces objets opèrent (à l’école, au travail, dans son quartier, dans le milieu LGBTQI, sur Internet, dans des établissements médicaux ou dans l’espace public, etc.), 15) leurs préoccupations en matière de santé questionnées par niveau d’intensité au regard de la santé physique, mentale, relationnelle ou sexuelle, 16) pour les personnes trans, l’étude questionne le parcours social et médical lié à leur transition et 17) la section santé reproductive peut être complétée par les femmes cis et les hommes trans.