MOBILISER LES COMMUNAUTES LGBTQI

Rédigé le 01/08/2021
ALAIN LEOBON


Les hommes gays, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes sont plus affectés par des problèmes de santé tels que le VIH, les IST, les dépendances ou les troubles de santé mentale, alors que les personnes de diversité de genre font face à d’autres défis.

L’enquête Net Gay Baromètre (NGB), dont la première édition française s’est déployée en 2004, a d’abord été conçue pour capter les modes de vie et la réalité de ces hommes, puis, fut élargie, en 2018, à d’autres populations issues de la diversité sexuelle et de genre, elles aussi impactées par ces problématiques en santé sexuelle, tout en vivant d’autres problèmes sociaux et de santé relativement communs.

Notre équipe vise à démontrer qu’il est possible de réaliser un transfert des connaissances (issues de l’enquête Net Gay Baromètre 2018) vers un nombre limité d’associations intervenant auprès des populations couvertes par l’étude. Suivant un modèle canadien* d’application des connaissances intégrées, ce projet placera en 2020 les associations en tant que partenaires égaux aux côtés des chercheurs, ce qui donnerara lieu à des échanges enrichissants les prochaines éditions du Net Gay Baromètre, les rendant plus pertinentes ainsi que plus susceptibles de leur être utiles et d’influencer leurs interventions.

Ainsi, ce projet permettra de présenter les principaux résultats de l’édition 2018 du Net Gay baromètre français dans cette application mobile puis de produire des nouvelles analyses statistiques correspondant à des  besoins de savoir (p. ex., des résultats permettant de cerner les besoins en santé de sous-populations clefs ou de certains territoires).

Les échanges conséquents permettront de réviser et de valider les sujets abordés dans la prochaine édition (mouture LGBTQ+ [2020-21]) du NGB, et sa recevabilité sur les réseaux sociaux en particulier au regard de leurs utilisateurs trans ou non binaires.

Cette approche est favorable à la mise en place de pratiques propices à la réduction de l’incidence du VIH et à l’amélioration de la santé des personnes issues des minorités sexuelles ou de genre. En impliquant tout autant les chercheurs que les associations, elle ouvre la voie à un projet plus large « d’application des connaissances intégrées » * (ACi) .